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Synopsis
Nikki, jeune séducteur et beau parleur, arrive sans le sou à Los Angeles, la tête plein de rêves, décidé à mener la belle vie sous le soleil californien.
Sans le sou, sans voiture et à l’approche de la trentaine, il multiplie les conquêtes, qu’il choisit de préférence attirantes, riches, avec grosses voitures et somptueuses villas. Il rencontre Samantha, une avocate, chez qui il s’installe et qui l’entretient quotidiennement. Alors que la jeune femme part en voyage d’affaires, Nikki en profite pour faire la fête dans la villa et emballer de nouvelles proies. Parmi ses nouvelles connaissances, Heather, une jeune serveuse, qui semble jouer le même jeu que lui et dont il tombe amoureux...
Avis
Quand on prononce le nom d’Ashton Kutcher, deux choses viennent immédiatement à l’esprit. Premièrement, il est l’heureux époux, bien que de 16 ans le cadet, de Demi Moore. Deuxièmement, si sa performance dans la série "That 70’s Show" était des plus sympathiques, on ignore ce qu’il a bien pu faire depuis, en dehors de son émission pour MTV. Et pourtant, le producteur animateur continue de tourner et ce, pour le grand écran, de préférence dans des oeuvres qui se veulent plus indépendantes et osées que la moyenne.
"Spread", "Toy boy" en Français, fait partie de ces films que l’on aurait, de prime abord, plaisir à éviter tant le synopsis ne laisse rien augurer de bon. Une vague copie d’"American Gigolo", plus trash avec, dans le rôle principal, un vrai "toy boy", Ashton Kutcher, et des scènes de sexe en veux-tu en voilà.
Avec un budget assez restreint, une affiche clinquante et des histoires de fesses sur les hauteurs d’Hollywood, le film est malgré tout présenté comme une comédie romantique. Mais on est bien loin des classiques du genre.
Dès les premières minutes du film, Ashton Kutcher incarne un personnage arrogant, amoral et dangereusement beau, s’octroyant plus de parties de jambes en l’air que tous les spectateurs du film réunis en auront dans leur vie. "Spread", dont le titre n’aurait pu être mieux trouvé, installe ses personnages durant une première demi-heure de film qui risque de décourager les moins téméraires. Car il faut attendre la seconde partie du film bien amorcée pour qu’enfin, on comprenne où l’histoire souhaite nous mener. Ou, en tout cas, pour que le réalisateur daigne bien nous montrer autre chose qu’un défilé de fesses rebondies et de poitrines pointant fièrement vers le ciel.
Dès lors, la performance d’Ashton Kutcher prend toute son ampleur et le comédien, surprenant, révèle avec une finesse remarquable l’humanité d’un personnage profondément vicié.
Malgré une mise en place laborieuse, "Spread" se révèle être une comédie noire, plus profonde qu’il n’y paraissait au départ, à la fois sucrée et amère, romantique et cruelle.
Une belle surprise pour tous ceux qui auront le courage d’aller jusqu’au bout du film.