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2010-02-02

Sherlock Holmes - Avec Robert Downey Jr, Jude Law

mercredi 3 février 2010, par Cally

Film britannique
Genre : Policier
Durée : 2h08
Date de sortie US : 25 décembre 2009
Date de sortie France : 3 février 2010
Avec : Robert Downey Jr., Jude Law
Et : Rachel McAdams, Kelly Reilly, Mark Strong
Réalisé par : Guy Ritchie

Synopsis

Après avoir enfin réussi à mettre un terme aux activités de Lord Blackwood, tueur en série et sorcier occulte de son état, le légendaire Sherlock Holmes et son bras droit, le Dr. Watson, peuvent fermer une nouvelle enquête.

Mais c’est sans compter le retour de Blackwood d’entre les morts. Celui-ci reprend aussitôt le cours de son parcours assassin et Holmes se voit contraint de repartir sur ses traces. Il doit, cette fois, concilier son enquête avec le directeur de Scotland Yard et l’arrivée de la toute nouvelle fiancée de son collaborateur...

Avis

Le légendaire Sherlock Holmes, revu et corrigé par Guy Ritchie, un des réalisateurs les plus trash de sa génération. Il fallait oser. La Warner Bros l’a fait. Cette nouvelle adaptation des aventures du célèbre détective privé du 21B Baker Street risque d’en surprendre plus d’un. Et ce, même si tout spectateur connaissant le travail de l’ex-Monsieur Madonna est prévenu d’avance que le Holmes qui va lui être proposé ici fera plus que dépoussiérer l’image du héros de Sir Arthur Conan Doyle.

Premier élément symbolique revu et corrigé : un casting des personnages inversé. Avec ce Sherlock Holmes, il nous faut dire adieu au bedonnant Dr. Watson et au gentleman Holmes. Alors qu’on lui aurait d’office confier le rôle du célèbre détective, le très british Jude Law prête ses traits à son assistant, flegmatique et élégant médecin. A contrario, Robert Downey Jr. que l’on aurait volontiers vu dans la peau du Dr. Watson, incarne l’audacieux enquêteur, désormais expert en combat, insoumis, désagréable envers les dames et cabotin. A l’instar des figures classiques récemment remises au goût du jour, comme James Bond ou Batman, les personnages principaux de Sherlock Holmes ont ainsi droit, à leur tour, à un petit vent de modernisation.
Une fois accepté ce renouvellement des caractères, l’improbable duo Downey - Law emporte l’adhésion et se révèle être la principale arme de séduction, LA grande force de ce Sherlock Holmes version 2010. L’interprétation des acteurs, tous deux en roue libre, est d’autant plus exquise qu’elle est renforcée par une alchimie, une camaraderie et une dynamique semblable à celle de leurs personnages, omniprésente tout au long du film.

Passées les dix premières minutes du film, la surprise et l’adaptation à ce remaniement d’un classique de la littérature anglaise, on se laisse joyeusement entraîner dans ce Londres de l’ère victorienne parfaitement reconstruit, à la fois lumineux et glauque, mystérieux et énergique.
Guy Ritchie ne s’embête pas à présenter ses personnages principaux et nous fait plonger directement dans l’action et la lutte contre le crime. Ainsi découvre-t-on rapidement comment Holmes planifie, pas à pas, chacune de ses victoires, qu’elles soient sportives ou policières. Mais un élément peut le faire flancher, le tromper : Irene Adler. Interprété par Rachel McAdams, le personnage de l’aventureuse américaine, unique amour du détective, est malheureusement sous-exploité et ne sert finalement qu’à amener le spectateurs vers le deuxième opus des aventures de Sherlock Holmes.

Et c’est sur ce plan que se situe le principal reproche au film Guy Ritchie. Si l’on se laisse emporter par les personnages, truculents héros d’un film d’action bourré d’adrénaline, l’intrigue principale ne retient jamais véritablement l’attention. Le méchant pour l’occasion, Lord Blackwood, et ses plans diaboliques, ne terrifient jamais autant que l’homme auquel Irene Adler obéit, et qui semble se mouvoir dans l’ombre de Sherlock Holmes. Cet homme, comme on l’apprend à la fin du film, n’est autre que le nemesis du détective : le Professeur Moriarty.
Cette volonté scénaristique de préparer le terrain, mue par la certitude des studios Warner Bros de tenir là une nouvelle franchise, dessert objectivement Sherlock Holmes mais attise l’intérêt du spectateur pour la suite. Car une fois le ùystère entourant Blackwood élucidé, on sait qu’il ne s’agissait là que d’une mise en bouche et que le meilleur reste à venir ! D’autant qu’il se murmure que le rôle de Moriarty pourrait revenir à Brad Pitt...

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