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2010-05-26




lundi 7 juin 2010, par Cally

Synopsis
VIème siècle après Jésus-Christ, Perse.
Recueilli dans les rues de Nasaf par le Roi Sharaman, Dastan, un jeune orphelin, grandit avec ses deux frères adoptifs, Tus et Garsiv, dans les richesses du royaume et gagne sa place en tant que prince et courageux combattant.
Alors que Tus et Garsiv planifient de nouvelles stratégies de combat, un espion leur apprend que la Ville Sainte d’Alamut fournit des armes aux ennemis de la Perse. L’armée s’empare alors de la cité où la princesse Tamina veille sur une mystérieuse dague qui se retrouve entre les mains de Dastan.
Lorsque le roi Sharaman meurt empoisonné, Dastan est accusé du meurtre et s’enfuit en compagnie de Tamina. Décidé à laver son honneur, il découvre que la dague est, en réalité, un don des dieux, les Sables du Temps, permettant de contrôler l’écoulement du temps...
Avis
Prenez un jeu vidéo d’aventures, davantage renommé pour la force et l’agilité de son héros que pour la profondeur de ses intrigues. Associez-le à Mike Newell, réalisateur de Quatre Mariages & un Enterrement et peu habitué à tenir les rênes d’un film d’action de grande envergure. Ajoutez un acteur phare du cinéma indépendant américain et des films engagés. Saupoudrez-le tout à la sauce Jerry Bruckheimer !
On vous l’accorde : il y a de quoi craindre le pire. Et puis, finalement, comme souvent (pour ne pas dire toujours), si l’on est un tant soit peu amateur de cinéma popcorn, on se laisse rapidement emporté par la dernière production du nabab d’Hollywood, dont on sent, tout le long du film, l’influence sur la mise en scène de Mike Newell.
Pour apprécier Prince of Persia, il ne faut évidemment pas accorder trop d’importance à la crédibilité de l’histoire ou des personnages. Il est d’ailleurs difficile de faire moins perse que le casting réuni à cette occasion, à l’exception de Ben Kingsley.
Jake Gyllenhaal se retrouve à la tête de ce blockbuster printanier dans un rôle à contre-emploi. Il y a de quoi admirer le courage et le professionnalisme du comédien qui a réalisé lui-même toutes les cascades du film et qui a dû passer bien des heures dans les salles de musculation pour changer aussi radicalement sa silhouette d’ordinaire plus fluette. Et ce ne sont pas les spectatrices qui s’en plaindront !
Les cinéphiles masculins ne sont pas en reste non plus, avec la présence de la ravissante Gemma Aterton, princesse des mille et une nuits rebelle et légèrement vêtue.
Le charme des acteurs opère sans difficulté et le duo Gyllenhaal-Aterton fonctionne à merveille, entre affrontement et séduction, et se voit secondé par des personnages truculents comme celui d’Alfred Molina, hilarant en organisateur de courses d’autruches.
Prince of Persia : Les Sables du Temps est un film d’aventures sans temps mort, simple, léger, politiquement correct et sans surprise mais on en sort le sourire aux lèvres et on en redemande !