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2009-05-13

vendredi 4 décembre 2009, par Cally

Synopsis
L’Angleterre victorienne.
Maria Merryweather n’a que treize ans lorsque le destin vient chambouler sa vie. Déjà orpheline de mère, son père destin et la voilà contrainte de quitter la luxurieuse ville de Londres. Accompagnée de Miss Heliotrope, sa dame de compagnie, elle est envoyée à la campagne, chez Sir Benjamin, son excentrique oncle dont elle ignorait jusqu’alors l’existence. L’adolescente découvre Moonacre, un étrange manoir en ruine, et les secrets du passé qu’il renferme, dont elle trouve trace dans le vieux grimoire que lui a laissé son père, en seul héritage... Maria apprend qu’elle est la dernière Princesse de la lune et la seule capable de briser la terrible prophétie unissant et opposant les Merryweather et les DeNoir...
Avis
"Le Secret de Moonacre" est l’adaptation de "The Little White Horse", qui n’est autre que le livre préféré de la maman d’Harry Potter, JK Rowlings, et un classique de la littérature fantastique enfantine, au même titre que les sagas "Narnia" et "A la croisée des mondes". Après avoir été l’héroïne du l’adaptation cinématographique de cette dernière, dans "La Boussole d’Or", qui s’est arrêtée à un seul film, Dakota Blue Richards incarne une adolescente aventurière et courageuse mais rate, une nouvelle fois, le coche.
Si le film semblait réunir tous les ingrédients pour devenir un classique du genre, il se révèle finalement mal écrit, mal interprété et mal filmé.
La direction de "Moonacre" avait pourtant été confiée au hongrois Gabor Csupo, réalisateur du réussi, enchanteur, surprenant et émouvant "Terabithia". Incapable d’insuffler l’énergie et l’émotion nécessaire à son film, le cinéaste se laisse enfermer dans les méandres d’un script, qui fait fi des forces principales du livre. De domaine complexe, sombre, mystérieux, dangereux mais aussi enchanteur et amical, comme décrit dans le roman par son auteur, Elizabeth Goudge, Moonacre s’est transformé en ruines froides et sans reliefs.
Aux libertés prises avec le récit original, que nous ne pointerons cependant pas trop du doigt, tant la pratique est devenue courante pour adapter des oeuvres littéraires sur grand écran, s’ajoutent des décors et des effets spéciaux extrêmement pauvres et décevants. A se demander si la majeure partie du budget octroyé au production design n’a pas été engloutie par les costumes, certes forts réussis et chatoyants, au détriment du reste. Et que faire de si jolies toilettes si les acteurs qui les portent livrent des prestations ennuyantes ?
Car là se situe l’ultime point faible du film. Jamais les acteurs n’arrivent à donner vie ou âme à leurs personnages. On aurait aimé vibrer devant les scènes réunissant Ioan Gruffudd et Natasha McElhone, rire à gorge déployée devant les facéties de Miss Heliotrope et non se contenter de sceptiques rictus.
S’il endormira la plupart des spectateurs âgés de plus de 8 ans, "Le Secret de Moonacre", très édulcoré, devrait ravir les petits et satisfaire les parents, qui n’auront pas à craindre de scènes trop impressionnantes pour leur progéniture.