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2009-11-25



jeudi 26 novembre 2009, par Cally

Synopsis
Ebenezer Scrooge est un vieillard bougon, connu pour être l’un des marchands les plus riches et les plus avares de Londres. Alors que solitaire et coupé du monde, il voit approcher la fin de sa vie, il reste toujours aussi insensible et plongé dans ses livres de comptes. Rien ne semble l’émouvoir : ni la pauvreté de son employé, Bob Cratchit, ni la mort de son associé.
A la veille de Noël, période qu’il exècre plus que tout au monde, le voilà pris d’hallucinations. Trois fantômes se dressent devant lui, dont celui de son ancien associé. Chacun d’eux représente un Noël : celui du présent, celui du passé, qui replonge Scrooge dans ses propres souvenirs, et celui du futur...
Avis
"A Christmas Carol" est très certainement le conte de Noël le plus populaire au monde et les différentes adaptations de l’histoire écrite par Charles Dickens figurent, à l’instar de "La vie est belle" de Frank Capra, parmi les classiques des fêtes de fin d’année.
Cette ultime adaptation, réalisée par Robert Zemeckis, qui semble décidé à ne plus jamais faire de film "live", fait appel à la technologie motion-capture ainsi qu’à la 3D. Pour les non-initiés, il s’agit de capturer les mouvements des acteurs afin de les retranscrire, ensuite, en images de synthèse. Avec "Le drôle de Noël de Scrooge", c’est la troisième fois que le cinéaste a recours à cette technologie pour faire un film, après "Le Pole Express" et "Beowulf".
Zemeckis et ses responsables de l’animation offre un spectateur un univers impressionnant de réalisme et de complexité, entre les rues de Londres au fil des époques, et les différents foyers visités. Et, chose n’est pas coutume, Zemeckis réussit cette fois, avec son conte de Noël, à donner vie aux yeux et aux visages de ses personnages, les rendant plus expressifs et plus humains que dans ses réalisations précédentes.
Tête d’affiche, Jim Carrey incarne une pléiade de personnages, dont le héros du film, Scrooge, ainsi que les trois fantômes qui viennent hanter le riche commerçant londonien. Si la ressemblance entre ceux-ci et le comédien qui les incarne est subtile voire peu évidente, il n’en est pas de même pour les personnages interprétés par Gary Oldman et Bob Hoskins, si virtuels et réalistes qu’ils en sont devenus effrayants.
L’un des reproches que l’on peut faire au film réside dans son inégalité de ton. Si le comique de certaines scènes réjouiront les plus jeunes spectateurs, d’autres les feront se réfugier dans les bras dans leurs parents. Alors c’est vrai, le livre de Dickens se veut, par instants, difficile et très sombre, mais il n’est jamais aussi effrayant que l’adaptation de Zemeckis.
"Le drôle de Noël de Scrooge" est, dans l’ensemble, réussi et joliment interprété mais l’oeuvre de Charles Dickens n’avait pas besoin d’une mise à jour 3D, aussi ambitieuse soit-elle. Si les enfants se réjouiront de quelques "Whiz-bang-wow" et si les adultes ne s’ennuieront pas, ils ne retrouveront néanmoins ni l’âme ni le coeur des versions animées ou "en chair et en os" précédentes.