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Synopsis
Ty rentre d’Irak, où il était soldat. Ses parents venant de mourir, il doit s’occuper de son petit frère. Afin de subvenir à leurs besoins, il accepte l’emploi de convoyeur de fonds que lui propose l’ancien patron de son père. Au dernier jour de sa période d’essai, Cochrane, le vétéran et chef d’équipe, lui propose de les aider à dérober les 42 millions de dollars, qu’ils vont transporter. Le plan semble simple et sans risques : aucune arme, aucune violence, aucune victime ni aucune preuve. Mais tout dérape au dernier moment...
Avis
Nimrod Antal nous avait déjà gratifiés du sympathique "Motel", en 2007, avec Kate Beckinsale et Luke Wilson, aux prises avec d’effroyables tueurs.
Il récidive avec "Blindés", réunissant au passage un casting des plus alléchants : Matt Dillon, Laurence Fishburne, Skeet Ulrich, Jean Reno, Colombus Short et Milo Ventimiglia.
Une fois encore, malgré un scénario guère original, on compte sur le cinéaste pour en faire ressortir le meilleur, et plus.
"Blindés" démarre tambour battant, plantant le décor et confiant aux bons soins de ses acteurs, non seulement l’attachement des spectateurs envers les personnages, mais également la montée en puissance du film.
Matt Dillon, sur lequel les années ne semblent pas avoir de prise, interprète le leader charismatique et manipulateur de la bande. Intelligent, il réussit à convaincre le jeune héros d’adhérer à son projet, non pas par l’appât du gain, mais en faisant preuve d’un véritable intérêt humain. Comment un vétéran peut-il recevoir, pour seule récompense, une menace d’expulsion ?
Face au duo principal, Laurence Fishburne, Skeet Ulrich, Amaury Nolesco et Jean Reno éprouvent de grandes peines à sortir leur épingle du lot. A l’exception de Skeet Ulrich, à qui l’on doit quelques jolis moments, les personnages secondaires incarnés par ces références manquent cruellement de profondeur. Dès lors, on est en droit de se demander pourquoi avoir confié des rôles si mal, si peu écrits, à de telles pointures ? Première déception...
Après des débuts prometteurs, la seconde moitié du film, véritable huis-clos, ne réussit jamais à s’élever suffisamment pour enthousiasmer davantage. Et c’est même tout le contraire qui se produit... Le soufflé retombe alors que le film s’embourbe dans des longueurs inutiles qui finissent par agacer, le spectateur étant bien conscient que rien ne peut arriver au héros, ni même au pauvre flic blessé, interprété sans grande conviction par Milo Ventimiglia de la série "Heroes". Seconde déception.
Avec un casting haut en couleurs, un réalisateur expérimenté, et une histoire promise à l’action, il y avait de quoi attendre mieux.